Guy de Lussigny - Manager de Transition
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Pourquoi la Chine risque encore de surpasser le monde avec ce pari fou de 220 millions de dollars ?

Lorsqu’on cause technologie, la Chine revient souvent dans l’actualité. Depuis le début des années 2000, le pays a investi massivement dans l’éducation et la recherche scientifique. De nombreuses universités et centres de recherche ont été édifiés, attirant des talents du monde entier. Aujourd’hui, la Chine est considérée comme l’un des principaux innovateurs technologiques au monde : secteur énergétique, robotique, semi-conducteurs ou IA.

Dans le secteur de la physique, le pays prend aussi de l’avance. Niché au nord de Pékin, le Synergetic Extreme Condition User Facility (SECUF) est un véritable un temple de la science à 220 millions de dollars. Dédié à l’exploration des confins de la matière dans des conditions d’une rare intensité, ses installations uniques offrent aux chercheurs un terrain de jeu sans équivalent pour explorer les comportements les plus extrêmes de la matière.

Un laboratoire de l’extrême

Dans les entrailles du SECUF se trouvent de multiples installations. Les scientifiques y travaillant se sont lancés dans une quête audacieuse : percer les mystères des supraconducteurs, ces matériaux aux propriétés extraordinaires, capables de conduire l’électricité sans aucune résistance.

Li Lu, directeur fondateur du SECUF et physicien de la matière condensée à l’Institut de physique de l’Académie chinoise des sciences à Pékin, est l’un des chefs d’orchestre de cette aventure scientifique. Selon lui, la variété d’installations présente au sein de l’édifice est une aubaine. « Ce type de combinaison de conditions extrêmes offre de très bonnes chances de faire de nouvelles découvertes » explique-t-il.

Le Saint-Graal que recherchent les équipes du SECUF : découvrir un matériau supraconducteur qui fonctionnerait à température ambiante. Pour le moment un tel matériau n’existe pas et les supraconducteurs actuels nécessitent toujours des conditions de froid extrême. S’ils le découvrent un jour, cela révolutionnerait de nombreux domaines technologiques : transports, médecine, énergie ou informatique.

Ses 22 installations expérimentales sont opérationnelles depuis septembre dernier : la quête est donc lancée !

SECUF
© Institute of Physics, Chinese Academy of Sciences

Des capacités uniques de recherche

Le SECUF est équipé d’un véritable arsenal d’installations hors du commun pour sonder les mystères de la physique dans des conditions inimaginables.

Des chambres à vide ultra-basse température, de vraies merveilles technologiques qui permettent d’atteindre des températures glaciales, frôlant le zéro absolu (-273,15 °C), pour étudier le comportement de la matière dans des états extrêmes. D’autres dispositifs le permettent également comme des cellules à haute pression, qui compriment la matière à des pressions inimaginables, dépassant celles du centre de la Terre.

Il dispose aussi d’une station qui utilise un magnet supraconducteur. Un aimant d’une puissance aberrante générant des champs magnétiques colossaux, des millions de fois plus intenses que le champ terrestre, afin d’observer les effets magnétiques sur les matériaux et les phénomènes physiques. Même si le champ magnétique qu’il est capable de délivrer n’est pas aussi puissant que celui de certains autres laboratoires, comme le NHMFL (National High Magnetic Field Laboratory) aux USA, celui-ci peut le maintenir stable pendant près d’un mois.

Le laboratoire peut par ailleurs compter sur des lasers de très haute intensité, délivrant des impulsions d’énergie phénoménales. Ainsi, les chercheurs peuvent étudier les interactions matière-lumière dans des régimes extrêmes et créer de nouveaux états de la matière.

En combinant toutes ces technologies avancées dans un seul lieu, le SECUF est lieu exceptionnel pour les scientifiques, dotés par conséquent d’outils exceptionnels qui leur permettent de repousser les frontières de la science des matériaux.

Le SECUF est également un véritable pôle d’attraction pour des scientifiques du monde entier en raison de sa configuration unique. La capacité pour les chercheurs à mener des expériences complexes et diversifiées en un seul endroit augmente substantiellement la probabilité de découvertes révolutionnaires. Pour la Chine, l’avantage est énorme et le SECUF pourrait donner à la Chine une longueur d’avance sur d’autres nations. Un fait que reconnaît bien volontiers Ali Bangura, physicien au NHMFL.

  • Le SECUF est un laboratoire unique situé au nord de Pékin.
  • Il concentre plusieurs types d’installations permettant d’étudier la matière dans des conditions extrêmes.
  • Son but principal est de permettre la découverte d’un matériau supraconducteur fonctionnant à température ambiante.

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Maison connectée : comment Matter peut simplifier votre quotidien

Matter est une norme de connectivité IP open source relativement récente pour les technologies domestiques connectées. Elle a été annoncée comme un projet commun appelé CHIP (Connected Home over Internet Protocol) par la Connectivity Standards Alliance (CSA), composée d'Apple, de Google, d'Amazon et d'autres entreprises technologiques. Mais voici techniquement comment ce protocole fonctionne. <h2>Qu'est-ce que Matter ?</h2> Matter fonctionne sur les couches réseau Wi-Fi et Thread et utilise le Bluetooth Low Energy (BLE) pour sa mise en service. Si vos appareils peuvent communiquer entre eux via Bluetooth, Matter est un autre moyen pour les appareils de se connecter et de communiquer. Contrairement à d'autres protocoles de connectivité, Matter peut être adapté à des appareils plus anciens grâce à des mises à jour OTA (over-the-air), ce qui lui confère une plus grande portée. Amazon, par exemple, a mis à jour les appareils Echo existants pour qu'ils prennent en charge Matter, et d'autres entreprises technologiques lui ont emboîté le pas. Avec cette prise en charge étendue à toutes les technologies et à tous les fabricants, Matter devrait vous permettre d'ajouter facilement un appareil connecté à votre écosystème HomeKit d'Apple, par exemple, même si ce n'est pas un produit Apple. Et cela n'était pas possible avant le lancement du protocole. Au lieu que les appareils aient une liste de tous les assistants domestiques pris en charge avec lesquels ils peuvent fonctionner, beaucoup d'entre eux sont accompagnés alors d'un logo Matter. <h2>Quand Matter a-t-il été lancé ?</h2> Le CSA a lancé Matter 1.0 le 4 octobre 2022. La CSA a publié Matter 1.1 en avril 2023 avec des améliorations progressives et Matter 1.2, <a href="https://www.zdnet.fr/actualites/domotique-matter-le-standard-qui-rend-enfin-votre-maison-intelligente-39954048.htm">avec la prise en charge de neuf nouveaux types d'appareils, y compris les appareils ménagers, en octobre 2023.</a> <h2>Pourquoi Matter a-t-il été créé ?</h2> Matter a suscité beaucoup d'attention dans le domaine de l'Internet des objets (IoT) depuis son annonce fin 2019. La CSA, l'organisation qui a créé Matter et Zigbee, souhaite faire de Matter la nouvelle norme de connectivité pour les maisons intelligentes. Depuis que les appareils et hubs pour maisons connectées ont commencé à apparaître sur le marché, le manque de compatibilité entre les marques et les appareils a été un gros problème. Pendant des années, il a fallu choisir ses systèmes domotiques avec soin, sous peine de se retrouver avec des appareils incompatibles et de devoir jongler avec plusieurs applications pour contrôler sa maison. La CSA souhaite changer cette situation avec la norme Matter. Cette norme pourrait réduire les problèmes d'interopérabilité des systèmes domotiques. Les entreprises technologiques se sont rapidement impliquées. Corey Wang, producteur en conception d'interface humaine chez Apple, a mentionné Matter lors de la conférence mondiale des développeurs d'Apple (WWDC 2022), soulignant la nécessité d'une plus grande compatibilité entre les marques d'appareils domestiques connectés pour une maison véritablement connectée. Google a ajouté la prise en charge de Matter pour ses hubs domestiques intelligents intégrant Thread. En 2021, Amazon a annoncé que presque tous les appareils Echo seraient compatibles avec Matter et a ensuite effectué des mises à jour OTA pour les appareils existants. Depuis, de nombreuses autres entreprises technologiques ont lancé des appareils domestiques connectées prenant en charge Matter, notamment Eve, Switchbot, Aqara, Govee, Roborock, etc. Reste que cette initiative vue d'Europe est aussi perçue comme une tentative des Gafam de mettre la main sur les réseaux sans-fil. En France, <a href="https://www.zdnet.fr/actualites/free-se-relance-sur-le-marche-de-telesurveillance-pour-les-particuliers-avec-qiara-39965180.htm">Qiara, spécialisé dans la télésurveillance, à lancé récemment un produit sous la houlette de Free. Son concepteur annonce se tenir volontairement à distance de ce protocole "Gafam".</a> <h2>Quels sont les appareils compatibles avec Matter ?</h2> La prise en charge de Matter est un fait pour de nombreux appareils domestiques connectés et IoT. Les types d'appareils suivants sont compatibles Matter, à partir de la dernière version 1.2 d'octobre 2023 : <ul> <li>Climatiseurs</li> <li>Purificateurs d'air</li> <li>Capteurs de qualité de l'air</li> <li>Ponts et hubs</li> <li>Stores</li> <li>Lave-vaisselle</li> <li>Ventilateurs</li> <li>Ampoules électriques</li> <li>Interrupteurs d'éclairage</li> <li>Serrures</li> <li>Prises de courant</li> <li>Réfrigérateurs</li> <li>Robots aspirateurs</li> <li>Détecteurs de sécurité</li> <li>Pare-soleil</li> <li>Détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone</li> <li>Haut-parleurs</li> <li>Télévisions</li> <li>Thermostats</li> <li>Machines à laver</li> </ul> <h2>Qu'est-ce qu'un contrôleur Matter ?</h2> Un contrôleur Matter est un appareil ou une application qui contrôle les appareils certifiés Matter au sein d'un réseau. Le contrôleur peut être une application de maison intelligente, comme Apple Home, ou un appareil, comme Amazon Echo Hub. Les contrôleurs Matter permettent aux utilisateurs de commander des appareils pour effectuer des tâches, comme demander à votre appareil Alexa d'éteindre ou d'allumer des lampes connectées, ou utiliser votre Google Home pour régler le thermostat. <h2>Quels sont les avantages de Matter pour moi ?</h2> Matter simplifie les activités liées à la maison connectée, tant pour les fabricants que pour les particuliers. La norme signifie que vous n'avez pas à vous soucier des marques qui fonctionnent ensemble ou des appareils qui prennent en charge un assistant spécifique lorsque vous choisissez une sonnette vidéo ou une caméra de sécurité. Matter vous permet également d'adopter un système domotique intelligent, comme Amazon Alexa, Apple HomeKit ou Google Home, sans avoir à jongler avec des applications supplémentaires sur votre smartphone pour contrôler les appareils incompatibles avec le système. Outre la compatibilité universelle, Matter comporte de solides protocoles de sécurité pour protéger les maisons intelligentes contre les accès non autorisés. La norme permet également une configuration simplifiée des nouveaux appareils qui deviendra plus facile au fil du temps, les appareils étant reconnus et contrôlés par les systèmes existants une fois qu'ils rejoignent un réseau. Matter assure également une connexion fiable dans votre maison connectée, réduisant la probabilité que les appareils se déconnectent ou ne répondent pas. <i>Source : <a href="https://www.zdnet.com/home-and-office/smart-home/what-is-matter-how-the-connectivity-standard-can-change-your-smart-home/" target="_blank" rel="noopener">"ZDNet.com"</a></i>

Pourquoi le monde a-t-il besoin d’un traité sévère contre la pollution plastique ?

La pollution par le plastique est une problématique envisagée sous différents angles. On voit parfois émerger la promesse d’un matériau substitutif ou encore d’une nouvelle technologie pour le revaloriser. Cette fois-ci, c’est sous l’angle de la législation que le sujet est abordé.

La semaine dernière, des négociateurs du monde entier se réunissent à Ottawa cette semaine pour finaliser un traité international visant à réduire drastiquement la pollution plastique. Un processus lancé en 2022 qui doit logiquement aboutir à un accord au mois de décembre prochain. L’enjeu est colossal : il s’agit de limiter la production de plastique vierge, de promouvoir le recyclage et de mettre en place des mécanismes financiers pour soutenir la gestion des déchets plastiques. Toutefois, les négociations ne s’annoncent pas de tout repos, car certains États membres s’opposent à des mesures strictes.

Objectif « zéro déchet » : un défi de taille

L’objectif du traité en question est ambitieux : ramener à zéro la quantité de « déchets mal gérés » d’ici 2040. Ceux-ci correspondent au plastique qui n’est ni recyclé, ni éliminé dans une décharge ou un incinérateur contrôlé, et se retrouve dispersé dans l’environnement ou brûlé à ciel ouvert.

La production annuelle de plastique a connu une croissance exponentielle, passant de 2 millions de tonnes en 1950 à 460 millions de tonnes en 2019 (et devrait tripler d’ici 2060). Le problème, c’est que mesurer les déchets mal géré est un processus très complexe. Les estimations font état de 74 millions de tonnes produites chaque année. Sans action de notre part, ce chiffre pourrait atteindre 122 millions de tonnes d’ici 2050.

Des chercheurs ont modélisé l’impact de différentes politiques sur les déchets plastiques. Pour atteindre l’objectif de « zéro déchet », il sera crucial de combiner des mesures en aval (comme accélérer le processus de recyclage) et en amont (comme le plafonnement de la production de plastique vierge).

Maragaret Spring est spécialiste juridique et responsable de la conservation au Monterey Bay Aquarium en Californie. Elle préside également un groupe d’experts sur le plastique au Conseil international de la science, fournissant des conseils scientifiques pour la rédaction du traité : « Je n’ai jamais vu un nouveau processus diplomatique avancer aussi vite et la science essayer de rattraper son retard à ce point […] Il faut faire tout ce que nous pouvons ».

Plastique : un fléau global

Un nouveau rapport émanant du Laboratoire national Lawrence-Berkeley (Californie) établit un constat alarmant. En 2019, la production de plastique a généré l’équivalent de 2,24 gigatonnes de dioxyde de carbone, soit plus d’un quart du carbone total que l’humanité peut émettre pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. Si la tendance actuelle se poursuit à ce rythme, les émissions de plastique tripleront d’ici 2050, menaçant d’anéantir entièrment les efforts de lutte contre le changement climatique.

Mais le plastique n’affecte pas uniquement le climat. Sa production et son élimination libèrent des substances toxiques dans l’environnement, avec des conséquences graves sur la santé humaine.

Un rapport récent a estimé les coûts sanitaires liés aux substances émises par le plastique (handicaps, maladies, etc.) aux États-Unis, et le résultat est proprement hallucinants. Ceux-ci dépassaient les 920 milliards de dollars en 2015. Nous vous laissons imaginer ce qu’il en coûte à l’échelle de la planète. Des recherches établissent des liens de plus en plus clairs entre le plastique et des problèmes de santé graves, tels que les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et même le décès.

Face à l’urgence critique d’une telle situation, aux multiples menaces que fait peser le plastique sur l’environnement et sur la santé humaine, la conclusion d’un traité international ferme est aujourd’hui notre seule porte de sortie. Le consensus scientifique est solidement établi et fournit des preuves solides pour étayer des mesures fortes. Il ne reste plus que quelques mois pour trouver un compromis et se permettre d’envisager un avenir un peu plus radieux pour les générations à venir.

  • Un traité international sur le plastique est en cours de rédaction depuis 2022 et devrait déboucher sur un accord à la fin de l’année.
  • L’objectif de celui-ci : zéro déchet mal géré d’ici 2040, ce qui nécessite la mise en place de mesures très importantes et sévères.
  • Le plastique nuit aux écosystèmes, au climat et à la santé humaine, les preuves scientifiques s’accumulent de plus en plus.

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IA générative : des systèmes vulnérables comme les autres

Le monde de l'entreprise se passionne pour les intelligences artificielles génératives. Mais pour s'éviter de mauvaises surprises, mieux vaut prendre le temps de réfléchir à leur sécurisation avant de les déployer. C'est dans cette optique que l'Anssi a publié<a href="https://cyber.gouv.fr/publications/recommandations-de-securite-pour-un-systeme-dia-generative"> hier un guide assorti de plusieurs recommandations.</a> L'idée ? Aider les concepteurs et utilisateurs à sécuriser les déploiements de ces outils. Le document recense les différentes configurations d'un système d'IA générative et les scénarios d'attaques. Il propose une trentaine de recommandations de sécurité. Il se concentre principalement sur les outils de type LLM (Large Language Model, ou grands modèles de langage) destinés à produire du texte ou du code informatique. <h2>Des attaques en amont et en production</h2> Les attaques informatiques visant les systèmes d'intelligence artificielle générative sont classées en trois grandes catégories : <ul> <li>Les attaques par manipulation s'appuient sur des requêtes malveillantes envoyées à un système en production.</li> <li>Les attaques par infection visent un système d'IA lors de sa phase d'entraînement.</li> <li>Enfin les attaques par exfiltration visent à dérober des informations sur le système d'IA en production.</li> </ul> Parmi les attaques envisagées, un acteur tiers ayant par exemple accès aux données utilisées pour l'entraînement du modèle peut utiliser cet accès pour "empoisonner" les données. De quoi détourner le système une fois en production, par exemple en l'entrainant à répondre à une requête spécifique pour déclencher une action malveillante. Mais même sans avoir un accès aux données d'entraînement ou au système lors de son entraînement, un attaquant ayant accès à d'autres composants utilisés par le modèle d'IA peut présenter des risques. Le rapport identifie plusieurs impacts possibles de ces attaques. Par exemple le risque réputationnel pour l'organisation mettant à disposition du grand public des services de type chatbot. On se souvient à ce propos de <a href="https://www.zdnet.fr/actualites/microsoft-tire-les-enseignements-de-son-experience-ratee-avec-tay-39888277.htm">l'expérience malheureuse de Microsoft avec son chatbot Tay).</a> Est également cité la latéralisation d'une attaque vers d'autres applications métiers connectées aux systèmes d'IA générative. <h2>Prudence à tous les niveaux</h2> Dans tous les cas de figure, l'Anssi recommande de mener une étude d'analyse de risque sur les IA en amont de la phase d'entraînement. Le but ? Identifier les différents éléments en liens avec l'IA et les sous parties chargées de traiter les données de l'organisation. L'Agence appelle également à conserver une certaine prudence sur les applications finales de l'IA et déconseille "l'usage automatisé de systèmes d'IA pour les actions critiques sur le SI." Si les outils d'IA générative sont vus par beaucoup d'éditeur comme <a href="https://www.zdnet.fr/actualites/de-lia-dans-les-soc-mais-pour-en-faire-quoi-390235.htm">un puissant moyen pour l'automatisation des taches</a>, l'Anssi invite les concepteurs à conserver une certaine prudence et la maîtrise humaine de ces actions. Par exemple en conservant scrupuleusement les journaux des traitements réalisés par le modèle d'IA. Mais aussi en les cloisonnant "scrupuleusement" dans un environnement technique dédié. Le guide consacre enfin une partie à destination des outils de génération de code source s'appuyant sur l'IA Gen, comme Copilot de Microsoft. Là aussi, l'Anssi appelle à la prudence et recommande de systématiquement contrôler le code source généré par l'IA et de limiter son utilisation pour les applications les plus critiques.

Les robots sont-ils la solution pour aider nos seniors ?

La robotique est un domaine en plein essor et bon nombre d’entreprises aiment à montrer qu’ils progressent vite. Tesla avec son robot Optimus, Boston et son acrobate Atlas ou encore Figure et son humanoïde intelligent. Voilà la partie visible de l’iceberg de la robotique. Il y en a une autre, nécessairement moins connu du grand public : celle des robots utilisés comme assistants de vie ou soutien émotionnels pour les seniors.

Cet article publié dans Nature explore comment ces robots à qui on confie une mission sociale sont acceptés par les personnes âgées et les limites inhérentes à leur adoption.

Les robots et les seniors : une relation parfois complexe

Les robots se révèlent être des compagnons prometteurs pour les seniors, en particulier ceux atteints de certaines formes de démences. Une étude comme celle de Lillian Hung, créatrice du laboratoire IDEA à l’Université de Colombie-Britannique, démontre l’efficacité de robots comme Paro. Celui-ci est une peluche robotisée de bébé phoque à la mine craquante, utilisé pour réduire les émotions négatives, favoriser l’interaction sociale et améliorer l’humeur des patients.

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Certains robots vont même plus loin en agissant comme des aides-soignants, rappelant aux utilisateurs de prendre leurs médicaments ou dirigeant des programmes d’exercices légers. Ryan, par exemple, est un robot compagnon humanoïde créé par Mohammad Mahoor, ingénieur en électricité et informatique à l’Université de Denver au Colorado. Ryan a été créé en 2013 et perfectionné dans sa troisième version en 2020 pour « réduire l’isolement social chez les personnes atteintes de démence ou de dépression précoces en les engageant dans des conversations ».

Cependant, l’utilisation de robots dans les soins aux seniors soulève quelques inquiétudes. Clara Berridge, éthicienne à l’Université de Washington met en avant la priorité que certains seniors accordent au contact humain par rapport à l’interaction robotique. Elle souligne également qu’en aucun cas la robotique ne doit occulter les pénuries réelles de personnel dans les établissements de soins.

« Si nous investissons des ressources dans les soins aux personnes âgées, je veux plus de personnel dans l’établissement pour qu’ils ne meurent pas seuls », déclare-t-elle.

L’avis de Lillian Hung rejoint aussi celui-ci. Les robots pourraient procurer une solution temporaire pour pallier la solitude et l’isolement, mais ils ne devraient jamais remplacer l’interaction humaine. « Pour une personne âgée qui est fragile et a du mal à s’exprimer, le robot ne juge pas » explique-t-elle. « Il offre une présence inconditionnelle. Peu importe ce qu’ils disent, il est toujours heureux d’écouter » continue-t-elle.

Une technologie prometteuse, mais des obstacles qui demeurent

Le potentiel des robots en tant qu’auxiliaires complémentaires est bel est bien là. Toutefois, des obstacles subsistent encore avant de pouvoir imaginer leur adoption à grande échelle dans les infrastructures soins aux personnes âgées.

Par exemple, certains robots éprouvent des difficultés à effectuer certaines tâches complexes, comme la navigation dans un environnement domestique. Ceux doués de reconnaissance vocale peuvent aussi peiner à comprendre les instructions. Ces problèmes constituent des freins importants à leur utilisation. En 2022, une meta-analyse menée par Clare Wu, qui étudie la prévention de la démence à l’University College London, n’a pas trouvé suffisamment de preuves pour affirmer définitivement que les robots améliorent la qualité de vie des patients atteints de ce type de maladies.

D’autres questions demeurent et sont d’ordre éthique. Faut-il tromper les utilisateurs, lorsque leurs capacités cognitives sont insuffisantes, en leur faisant croire que les robots sont des êtres humains ? Est-il acceptable de privilégier l’investissement dans les robots au détriment d’un financement adéquat des soins humains ? Ces interrogations ne peuvent pas être balayées d’un revers de main.

Un dernier frein est celui des coûts de développement, nécessairement très élevés. L’humanoïde Ryan, par exemple, a couté 6 millions de dollars à développer. Les maisons de soins avec qui Mahoor a collaboré n’ont pas les moyens de l’acheter. Même s’il est prévu que Ryan soit louable à 1 200 dollars par mois, ne risque-t-on pas de voir se développer ces robots exclusivement dans des environnements déjà privilégiés ?

En bref, ce n’est pas demain que nous verrons des hordes de robots parcourir les établissements de soin. Ils seront peut-être à l’avenir utilisés plus largement, mais des recherches plus approfondies sont nécessaires pour déterminer leur efficacité à long terme. Les questions éthiques et économiques devront également être résolues avant d’imaginer tout déploiement à grande échelle. Rappelons-le tout de même : ils ne remplaceront jamais l’être humain et le care, mais peuvent être des outils complémentaires efficaces.

  • Certains exemples de robot accompagnant les seniors sont des réussites, néanmoins ceux-ci sont pour le moment assez rares.
  • Même si certains résultats sont prometteurs, d’autres recherches prouvent que dans certains cas (démence), la vie des patients n’est pas nécessairement améliorée par la présence d’un robot dans leur quotidien.
  • Des questions d’ordre éthique, techniques et économiques restent encore des freins majeurs au déploiement de la robotique dans ce domaine.

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Oubliez Boston Dynamics : ce robot chinois peut carrément courir !

Il se passe des choses très intéressantes dans le secteur de la robotique en 2024. Alors que l’arrivée de premiers robots humanoïdes vraiment convaincants semblait élusive il y a encore quelques mois, la firme américaine Boston Dynamics a ouvert le bal avec une vidéo d’une nouvelle version intégrée de son robot Atlas – aussi inquiétante que convaincante par ses mouvements très contrôlés et son design soigné.

De l’autre côté du Pacifique, toutefois, la robotique est également l’objet d’intenses efforts de R&D. Un centre de recherche privé, le Beijing Humanoid Robot Innovation Center, vient ainsi de dévoiler l’une des dernières avancées technologiques du pays avec son robot Tiangong.

Cette joint-venture dévoile un robot humanoïde étonnamment convaincant

Comme le Atlas américain, Tiangong est un robot humanoïde plutôt abouti, avec un design presque totalement intégré. Même si, de ce point de vue, son équivalent américain semble nettement plus mature. Surtout, il vient de démontrer quelque chose de pour l’instant totalement inédit dans le secteur : il peut courir comme un humain.

La vitesse n’est pour l’instant pas énorme, puisqu’on parle de 6 km/h (un humain marche en moyenne à une vitesse comprise entre 4,8 et 6,4 km/h). Mais cette première version pourrait déboucher sur des robots bipèdes de plus en plus rapides, si cette capacité s’avérait réellement utile.

Du côté de la fiche technique, on parle d’un appareil faisant 1,63 m et pesant seulement 43 kg. Il est bardé de capteurs lui permettant d’évoluer seul dans n’importe quel environnement. Le tout appuyé par une puissance de calcul de l’ordre de 500 000 milliards d’opérations par seconde.

La firme à l’origine de son développement, une joint-venture constituée de plusieurs acteurs chinois, explique avoir rendu la partie logicielle open source pour faciliter de futures expansions de ses capacités. Le centre d’innovation espère par ailleurs que cette plateforme matérielle et logicielle servira de standards à d’autres acteurs du secteur voulant accélérer le développement de robots humanoïdes.

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Pour l’heure, le robot, présenté en marge du forum chinois ZGC Forum, n’a toutefois pas encore de date de commercialisation ni de débouché réellement précis. La mise sur le marché du robot de Boston Dynamics ne fait également l’objet d’aucun calendrier officiel pour le moment. Espérons simplement que des modèles LLM autoapprenants et des capacités supérieures à celles des humains ne feront pas trop vite leur entrée dans ce genre de machines – qui feront partie du paysage dans un futur désormais très proche.

  • Un robot humanoïde chinois fait une démonstration impressionnante en courant sur ses deux jambes.
  • Cette capacité est inédite pour l’heure dans le secteur.
  • Elle est l’oeuvre d’une joint-venture chinoise qui a rendu la plateforme open source, permettant à de nombreuses entreprises d’accélérer la commercialisation de ce genre de machines.

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Samsung confirme la hausse exceptionnelle de son bénéfice : +932,8 % !

L’année 2023 n’a pas été très bonne pour Samsung qui, en raison de la baisse de la demande en produits électroniques, a eu des résultats financiers catastrophiques. En effet, si le géant coréen est surtout connu pour ses smartphones et autres produits pour le grand public, celui-ci dépend aussi énormément des revenus provenant de ses ventes de puces mémoires, dont la demande s’était effondrée.

Mais la situation s’améliore désormais pour, grâce à de bons résultats sur les smartphones, et grâce à une reprise de la demande en puces. Au premier trimestre, Samsung a généré un revenu de 71 920 milliards de won coréens, soit l’équivalent d’environ 52 milliards de dollars. Cela correspond à une hausse de 12,81 % en glissement annuel. Et le bénéfice d’exploitation était de 6,61 billions de won coréens, soit l’équivalent de 4,7 milliards de dollars. Par rapport au bénéfice du premier trimestre 2023, celui-ci est en hausse de 932,8 %.

Boom de l’intelligence artificielle

La branche spécialisée dans les semiconducteurs de Samsung profite du boom de l’intelligence artificielle, qui pousse les entreprises à acheter de nouveaux composants pour faire fonctionner les IA dans le cloud. “La demande globale était forte et les prix ont continué à augmenter avec une forte demande de DDR5 et de stockage pour l’IA générative”, peut-on lire dans un document publié par Samsung.

Par ailleurs, alors que les semi-conducteurs de Samsung généraient des pertes, il y a un an, ceux-ci ont permis au constructeur de faire des profits de 1,91 billion de won coréens (environ 1,3 milliard de dollars). Pour le second trimestre 2024, Samsung s’attend à une augmentation de la demande pour les produits utilisés dans l’intelligence artificielle, et pour les serveurs. Et pour toute l’année 2024, le constructeur s’attend aussi à profiter d’une forte demande pour les PC et pour les smartphones, grâce aux nouvelles fonctionnalités basées sur l’IA.

Pour rappel, Samsung avait déjà publié des résultats préliminaires, évoquant cette forte hausse de son bénéfice au premier trimestre. Mais cela est aujourd’hui confirmé, et Samsung donne aussi plus de détails, qui permettent de constater une nette amélioration des ventes de semiconducteurs.

  • Samsung vient de présenter ses résultats du premier trimestre 2024
  • En glissement annuel, le constructeur a augmenté son bénéfice de 932,8 %
  • La demande est en hausse pour les semiconducteurs, qui est l’une des principales activités de Samsung

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Tesla va présenter son Cybertruck en France : où aller et quand pour le découvrir ?

Depuis sa présentation en novembre 2019, le Cybertruck continue de fasciner autant qu’il ne soulève de boucliers de la part des amoureux de lignes plus classiques. Il faut dire que ce pickup ne ressemble à aucun autre véhicule jamais mis sur la route – exception faite, dans une certaine mesure, de la DeLorean de 1981 pour sa carrosserie en acier.

Mais la ressemblance s’arrête pour l’essentiel ici. En effet, les lignes du Cybertruck, tout en angles, sont assez inédites. Ce design est moins conçu autour de l’aérodynamisme que de la réduction des coûts de production. Cet acier spécial, aussi utilisé dans les fusées Starship, sert aussi d’armature en métal ce qui réduit considérablement la complexité d’assemblage.

Où et quand voir le Cybertruck en France dans le cadre du Cyber Odyssey ?

L’absence de formes arrondies permet également d’automatiser plus facilement une partie de la production. Malgré tout, Tesla signe avec ce cahier charges un design doté d’énormément de personnalité. Au-delà, le Cybertruck est doté d’une vaste benne avec prises de courant pour recharger, par exemple une moto électrique – et d’une série d’accessoires, pouvant le rendre assez pratique pour un usage professionnel.

Les pickups sont un passage quasi obligé pour les constructeurs américains. Toutefois en Europe, et plus particulièrement en France, ce genre de véhicules a moins de chances de bien se vendre. Et pour cause : il a un gabarit assez massif le rendant peu pratique en ville, et son poids de plus de 3 tonnes l’expose à des surtaxes, et son prix, moins intéressant qu’annoncé initialement, en fait un véhicule assez premium qui ne sera pas, a priori éligible à des subventions comme le bonus écologique.

D’autant que pour l’instant il n’est produit qu’à la Gigafactory de Austin (Texas) le rendant de facto “assemblé hors de l’Union Européenne”. Du coup, Tesla était jusqu’ici resté plutôt silencieux sur sa possible date de commercialisation sur le Vieux Continent. Au point que l’on pouvait se demander si le véhicule allait un jour rouler sur les routes françaises.

Or, bien que la marque n’a rien annoncé de nouveau sur un hypothétique calendrier de commercialisation en France, des Cybertruck pourraient bien rouler d’ici quelques semaines près de chez vous. Tesla annonce en effet une “tournée” du véhicule au travers de l’Europe, baptisée Cyber Odyssey. La tournée commence dès cette semaine et se terminera le 7 juillet 2024.

Au-delà de l’Europe, le Cyber Odyssey permettra de présenter le véhicule dans quelques pays proches comme les Émirats arabes unis. Une liste complète des villes par lesquelles passera le Cybertruck est disponible à cette adresse.

Pour ce qui est de la France, le Cybertruck sera de passage à Paris du 22 au 25 mai 2024, dans le cadre du salon Vivatech. Mais il sera possible de le voir aussi dans d’autres lieux et villes de France dans le cadre d’une tournée nationale :

  • Store Tesla, Saint-Ouen : 26-29 mai 2024
  • Mulhouse : 30-31 mai 2024
  • Saint-Priest, banlieue de Lyon : 2-3 juin 2024
  • Les Pennes-Mirabeau : 7-9 juin 2024
  • Martillac, Bordeaux : 10-12 juin 2024, événement B2B le 11 juin 2024
  • La Rochelle – Aytré, Aytré : 13-14 juin 2024
  • Station F, Paris : 26-29 juin 2024
  • Tesla organise une tournée du Cybertruck en Europe avec un passage en France.
  • Le véhicule sera d’abord présenté en région parisienne, mais une tournée nationale est également prévue.
  • On vous propose de découvrir la liste des villes dans laquelle vous pourrez le voir en vrai.

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Test SanDisk Pro-G40 SSD : petit et costaud (et étanche)

Nous voici au bord de la Marne. C’est la dernière épreuve que va subir ce petit disque : une immersion d’un mètre dans l’eau du fleuve durant trente minutes. Car, d’après son fabricant, ce SanDisk Pro-G40 SSD est à la <a href="https://www.zdnet.fr/pratique/ip67-ip68-que-signifient-les-certifications-d-etancheite-39864984.htm">norme IP68</a>. Va-t-il s’en sortir indemne après le test précédent, une série d’une vingtaine de chutes au sol ? <img class="size-full wp-image-391256" src="https://www.zdnet.fr/wp-content/uploads/zdnet/2024/04/disque-sandisk-pro-g40-ssd-main-ph.-moctar-kane.jpg" alt="<p><audio class="audio-for-speech" src=""></audio></p><div class="translate-tooltip-mtz translator-hidden"> <div class="header"> <div class="header-controls"> Translator </div> <div class="header-controls"> <span class="support"></span> </div> <div class="header-controls"> <span class="settings"></span> </div> </div> <div class="translated-text"> <div class="words"></div> <div class="sentences"></div> </div> </div><p><span class="translate-button-mtz translator-hidden"></span></p><p>Disque SanDisk Pro-G40 SSD, Ph. Moctar KANE.</p>" width="800" height="534" /> <em>Disque SanDisk Pro-G40 SSD, Ph. Moctar KANE.</em> Comme son nom l’indique, le SanDisk Pro-G40 SSD est un disque principalement destiné aux professionnels. Il est capable de sauvegarder leurs données dans un environnement difficile. En particulier contre la poussière et l’immersion dans l’eau à une profondeur d’au moins un mètre (IP68), une pression forte (1814 kg) et une chute de 3 m. L’enrobage en caoutchouc sur une face et sur les côtés contribuerait à sa résistance aux chocs. Le port du disque est de type USB-C, compatible Thunderbolt 3 et USB 3.2 Gen 2, mais nous y reviendrons. Sur la balance, l’objet pèse 119 g. Il tient dans la main, avec son épaisseur maximale de 1,2 cm, sa longueur de 11 cm et sa largeur de 5,7 cm. <h2 class="western" align="left"><b>Les trois points à retenir du disque dur durci </b><b>SanDisk Pro-G40 SSD</b></h2> <ul> <li>Le SanDisk Pro-G40 SSD est d’une grande résistance à l’eau et aux chutes.</li> <li>Les taux de transferts très élevés sont possibles via le port Thundebolt 3, un petit câble de type USB-C étant fourni avec le disque.</li> <li>Son prix est élevé.</li> </ul> <img class="size-full wp-image-391254" src="https://www.zdnet.fr/wp-content/uploads/zdnet/2024/04/disque-sandisk-pro-g40-ssd-1-to-ph.-moctar-kane.jpg" alt="Disque SanDisk Pro-G40 SSD, Ph. Moctar KANE." width="800" height="602" /> <em>Le disque SanDisk Pro-G40 SSD, Ph. Moctar KANE.</em> <h2>Tête dure</h2> Avant la trempette, nous avions lâché le SanDisk Pro-G40 SSD une vingtaine de fois sur une planche en bois. A une hauteur de « seulement » 2,5 m, limite du plafond oblige. Rebranché à deux ordinateurs, nous avons vérifié qu’il continuait de fonctionner correctement. Ce fut le cas. Donc suspendu a bout d’une corde et lesté afin de le maintenir le plus possible à la verticale malgré le courant assez fort de la Marne au moment du test, le Pro-G40 SSD n’a pas échappé à la plongée obligatoire. Cela n’a pas semblé le gêner plus que cela. Nous l’avons vérifié après cette épreuve aquatique. <h2>Des débits importants</h2> <p class="western" align="left">Le disque revenu au sec, nous avons calculé les taux de transfert avec deux ordinateurs (en cours de test aussi), tous les deux équipés de ports Thunderbolt 4 (donc rétrocompatibles Thunderbolt 3) :</p> <ul> <li class="western">Un PC portable, le HP Spectre Fold</li> <li class="western">Un Mac, le MacBook Air 15’’ M3</li> </ul> <p class="western" align="left">Théoriquement, avec le Thunderbolt 3 (et l’USB 3.2 Gen 2), on devrait atteindre un débit maximum de 40 Gbit/s (et 10 Gbit/s), soit une limite supérieure de 5 Go/s (et 1,25 Gbits). En pratique, c’est souvent moins.</p> <p class="western" align="left">Mais quand même, pour son Pro-G40 SSD, SanDisk annonce tout de même 3 Go/s en lecture et 2,5 Go/s en écriture dans <a href="https://documents.westerndigital.com/content/dam/doc-library/fr_fr/assets/public/sandisk-pro/product/portable-drives/pro-g40-ssd/data-sheet-sandisk-professional-pro-g40-ssd.pdf">la fiche technique disponible en ligne</a>. A noter, sur la boîte du disque testé, ces taux sont revus à la baisse : 2,7 Go/s en lecture et 1,9 Go/s en écriture… Faudrait savoir, SanDisk !</p> <img class="size-full wp-image-391255" src="https://www.zdnet.fr/wp-content/uploads/zdnet/2024/04/disque-sandisk-pro-g40-ssd-avec-thunderbolt-ph.-moctar-kane.jpg" alt="Disque SanDisk Pro-G40 SSD, Ph. Moctar KANE." width="800" height="602" /> <em>Disque SanDisk Pro-G40 SSD et son mini câble Thunderbolt 3, Ph. Moctar KANE.</em> Malgré tout, les débits effectifs sont élevés. Surtout avec le MacBook Air 15’’ M3. Pour le test, nous avons transféré un dossier de 100 Go dans les deux sens. En écriture, la vitesse la plus élevée atteinte avec le PC a été de 0,55 Go/s (3 min pour le transfert), contre 1,31 Go/s pour le Mac (transfert en 1 min 16). Et en lecture, ça monte à 1,16 Go/s pour le PC et 2,32 Go/s pour le Mac ! <p class="western" align="left">Donc, après le test des chutes et du bain, le SanDisk Pro-G40 SSD fonctionnait sans avoir visiblement faibli, en étant capable de pousser 100 Go (2049 fichiers, soit des photos, sons et vidéos) en seulement 43 sec…</p> <h2>Conseils d’achats pour le disque SanDisk Pro-G40 SSD</h2> Vérifiez bien que votre ordinateur est équipé au moins d’une prise de type USB-C compatible au moins Thunderbolt 3 (ou USB 3.2 Gen 2 mais le débit sera moindre). Certaines tablettes, comme l’iPad Pro, sont également compatibles : cela sera pratique par exemple pour les transferts rapides de vidéos 4K à monter. Dans l’optique de protéger sur le terrain ses contenus, et quelque fois il s’agit de précieuses images captées par les reporters photographes et les vidéastes, ce disque est un outil fiable, solide. De plus, il est garanti durant 5 ans. Son rôle de coffre-fort mobile aurait cependant été plus renforcé avec la présence d’un logiciel de verrouillage des données. Ce disque dur n’est pas donné. A partir de 347 € pour la version à 1 To, il y a intérêt à faire de belles images ou d’avoir des contenus qui valent de l’or !

Paramount racheté par Sony : révolution en vue dans le monde du streaming ?

Paramount est un géant de l’industrie du divertissement américaine. Avec des franchises telles que les films Mission Impossible, Star Trek, Top Gun, Le Parrain, mais aussi ses nouvelles sagas : Tulsa King, Halo, ou encore Yellowstone, le groupe a de quoi en faire rêver plus d’un. Alors que cette société est actuellement en discussions exclusives avec Skydance, un nouveau venu est récemment rentré dans la danse et ce n’est pas n’importe qui.

Le New York Times a en effet appris que Sony a commencé à négocier avec Apollo Global Management, une société d’investissement, dans l’idée de déposer une offre conjointe pour l’acquisition de Paramount.

Si une telle opération se concrétisait, nos confrères expliquent que la firme japonaise prendrait les rênes du studio américain et le rajouterait au sein de son empire médiatique en fusionnant les activités de distribution du studio avec les siennes.

Pourquoi Sony s’intéresse à Paramount ?

Quoi qu’il en soit, la stratégie de Sony demeure mystérieuse. Ainsi, il semble assez peu probable que l’entreprise décide de lancer une nouvelle offre de streaming. Bien que rien ne soit exclu à ce stade, il serait en effet compliqué de s’imposer face à des rivaux tels que Netflix, Disney+ ou Amazon Prime Video.

À l’heure actuelle, Sony commercialise ses franchises aux autres grands studios pour qu’ils les diffusent sur leurs services. Il en va ainsi des productions liées à l’univers de Spider-Man, mais aussi SOS Fantômes, Men in Black et bien d’autres. Mais ce riche catalogue sera encore plus vaste si la société nippone parvient à avaler Paramount. De quoi améliorer sa force de frappe et la rendre encore plus indispensable pour les plateformes.

S’il est encore difficile d’y voir clair sur ce dossier, on peut en tout cas être certain que les choses sont en train de se préciser. Nous avons ainsi appris que le PDG de Paramount Global, Bob Bakish, vient de quitter son poste dans ce moment crucial.

Cela bouge en tout cas beaucoup dans le secteur aux États-Unis. Nous vous parlions ainsi en décembre dernier de la possibilité d’une fusion entre Warner Bros-Discovery et Paramount, une perspective qui ne s’est pas concrétisée.

Que pensez-vous de l’intérêt de Sony pour Paramount ? N’hésitez pas à partager votre point de vue dans les commentaires.

Ce qu’il faut retenir :

  • Paramount est entré en négociations exclusives avec Skydance
  • Sony pourrait toutefois s’intercaler dans ces discussions et déposer une offre en lien avec Apollo Global Management, une société d’investissement
  • Si cette initiative est menée à son terme, cela serait un très beau coup de la part de la firme japonaise

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