Guy de Lussigny - Manager de Transition
Le cloud français dit bonjour à Bouygues Telecom, qui lance son offre

Il n’aura pas fallu bien longtemps à Bouygues Telecom pour suivre la voie d’Orange et de Free. En plus de proposer des forfaits pour accéder à Internet grâce à son activité d’opérateur télécom, voilà que l’hébergement web et le cloud s’intégreront désormais dans son portefeuille d’activité.

Bouygues Telecom se lance dans le cloud

Une nouvelle entité de stockage en ligne a été créé pour l’occasion, Bouygues Telecom Entreprises OnCloud, et les principaux clients visés seront les PME en quête de solutions françaises pour héberger leurs plateformes web, une tendance qui s’est particulièrement accélérée depuis la pandémie.

Le maître mot de Bouygyes Telecom sera la souveraineté nationale alors que sa nouvelle entité est en lice pour obtenir un nouveau badge « cloud de confiance » délivré par les services de l’Etat. Le label a été présenté le 17 mai à Bercy, dans le but de promouvoir les solutions de l’Hexagone.

Cela dit, comme le rapporte Informatique News, le protocole pour accéder au label est assez long et laborieux. Au regard de l’expérience des acteurs historiques, il faudra à Bouygues Telecom d’être certifié « SecNumCloud » par l’ANSSI. Et cela pourrait prendre des mois voire des années.

Free et Orange ont déjà investi le secteur en face du français OVHcloud (qui compte entrer en bourse), mais leur offre n’est pas explicitement raccordée aux opérateurs. Les clients de Free utilisent Scaleway et ceux d’Orange OBS. SFR n’a pas donné d’informations quant à un éventuel projet de rejoindre le marché.

En substance, l’offre de Bouygues Telecom se basera sur deux centres de données français dans un premier temps. Il y aura du cloud public, privé et hybride, rapporte la société ce lundi. D’habitude, le cloud privé attire d’autant plus les grands groupes alors que son infrastructure est un coût colossal.

« Nous sommes ravis de faire changer d’échelle Bouygues Telecom Entreprises aujourd’hui et de devenir un acteur complet, souverain, de droit français, au moment où les cartes du cloud sont rebattues et où la transformation numérique de nos entreprises et collectivités s’accélère », écrivait Bouygues Telecom dans un communiqué.

Google aurait cherché à dissimuler les paramètres de confidentialité à ses utilisateurs

Il y a quelques jours, lors de son événement annuel Google I/O, la firme de Mountain View vantait ses progrès en termes de confidentialité et protection de la vie privée avec la présentation d’Android 12. Néanmoins, il semblerait que cette récente démonstration ne soit que l’arbre qui cache la forêt.

Business Insider vient tout juste, dans le cadre du procès de Google intenté par l’Arizona, de mettre la main sur des documents qui démontrent les efforts déployés par Google pour rendre les paramètres de localisation plus difficiles à trouver sur Android. Une façon pour le GAFA de continuer à collecter un maximum de données utilisateurs afin d’alimenter sans arrêt sa plateforme publicitaire. La publicité qui, on le rappelle, représente une majorité des revenus de la firme.

Google accède dans tous les cas aux données utilisateurs

Le média américain explique que Google aurait choisi de dissimuler les paramètres de localisation en constatant une hausse de la désactivation lorsqu’ils sont plus accessibles. Android a beau être le système d’exploitation le plus utilisé au monde, si une grande quantité d’utilisateurs se met à désactiver la localisation et autres paramètres liés à la vie privée, le modèle économique de Google est immédiatement menacé.

En s’inspirant de la pratique controversée des dark patterns, Google aurait donc cherché à rendre ses paramètres moins accessibles afin que les utilisateurs n’en désactivent pas certains cruciaux pour la société.

Les avocats de l’État d’Arizona relatent également à travers ces documents que Google aurait réussi à faire pression sur certains constructeurs comme LG pour qu’ils enfouissent les paramètres de localisation au fin fond de leurs appareils.

En parallèle à ces nombreuses tentatives pour dissimuler les paramètres de localisation, les documents révèlent que Google parvenait à collecter les données personnelles même si les paramètres étaient désactivés. Pourquoi donc la firme de Mountain View s’est donné autant de mal à rendre inaccessible ses paramètres de confidentialité ?

4.5 / 5

110,9 M avis

Ça y est, les écrans cathodiques redeviennent à la mode !

Dans le monde de la tech, on assiste régulièrement aux comebacks de technologies qu’on pensait complètement obsolètes. Par exemple, les vinyles, que l’on pensait en voie de disparitions, étant donnée l’arrivée des CD puis des services de streaming, font leur retour en force. D’après les données de Statista, ce come-back a débuté dès 2006. Et actuellement, aux USA, il se vend plus de 30 fois plus de vinyles qu’il y a 15 ans.

Il y a quelques années, nous évoquions également le retour des cassettes audio, dont les ventes croissent chaque année. Et bien entendu, il y a le mouvement rétro gaming, qui consiste à jouer sur de vieilles consoles.

Visiblement, la prochaine tendance sera… le retour aux écrans cathodiques, ces écrans lourds et encombrants qui régnaient avant l’arrivée des écrans plats (LCD, LED, etc.). En tout cas, c’est ce qui est suggéré par un article récemment publié par le magazine Wired.

Mais pourquoi voudrions-nous nous encombrer avec ces vieilles télévisions ? A priori, pour regarder une série ou bien un match de foot, la meilleure expérience sera sur une télévision récente avec un écran plat. En revanche, si vous voulez jouer à une vieille console, vous aurez une meilleure expérience si vous utilisez un écran qui a été conçu à la même époque.

Rétro gaming : c’est mieux sur une télévision rétro

En substance, c’est la renaissance du rétrogaming qui entrainerait actuellement un gain d’intérêt sur la toile pour les vieux écrans cathodiques. Et petit à petite, les communautés de passionnés se forment sur les réseaux sociaux.

À titre d’exemple, il y a le compte Twitter CRT Pixels, dont le but est de « Célébrer et comparer les jeux rétro sur les écrans pour lesquels ils ont été conçus! »

Wired cite également la communauté r/CRTGaming (CRT est l’abréviation de Cathode-ray tube ou tube cathodique). Son nombre d’utilisateurs aurait doublé en 2019.

Par ailleurs, si ça se trouve, la vieille télévision qui est rangée dans votre grenier (si vous ne l’avez pas encore jeté) vaut peut-être de l’or. En effet, sur eBay, un écran Sony GDM-FW900 aurait été vendu à 900 dollars en 2019. Et actuellement, le même modèle est mis en vente à… 2 500 dollars.

Publicité : Google pourrait échapper à un procès antitrust en France

En 2019, de grands éditeurs de presse parmi lesquels Le Figaro et le groupe Rossel ont déposé une plainte contre Google en France auprès de l’Autorité de la concurrence. Le géant du web est accusé d’abus de position dominante sur le marché de la publicité en ligne. Selon Les Échos, la compagnie favoriserait « ses propres outils dans la chaîne complexe d’intermédiation technique entre annonceurs et éditeurs ».

Plus de deux ans plus tard, le dossier a finalement bien avancé et l’enquête serait même proche d’aboutir. Le Wall Street Journal a pour sa part indiqué que Google aurait proposé un accord amiable à l’Autorité de la concurrence afin de s’éviter un procès antitrust.

Google a déjà été sanctionné par l’Autorité de la concurrence

La société serait d’accord pour payer une amende et changer certaines de ses pratiques qui nuiraient à la concurrence. Rien n’indique pour autant que cette proposition sera acceptée. Il convient en effet d’attendre la décision de l’Autorité administrative indépendante à ce sujet.

De son côté, Google a réagi auprès des Échos. L’entreprise précise ainsi : « nos technologies publicitaires fonctionnent aussi bien avec les offres de nos partenaires que de nos concurrents, dont plus de 700 plateformes côté annonceurs, et 80 plateformes côté éditeurs. Nous investissons dans ce secteur car il joue un rôle majeur dans l’accès au contenu financé par la publicité en ligne. Nous restons à l’écoute des commentaires et continuons d’apporter des modifications pour mieux servir les utilisateurs et l’écosystème au sens large ».

Pour rappel, en 2019, l’Autorité de la concurrence avait déjà infligé une amende de 150 millions d’euros à Google, tout en lui demandant de clarifier le fonctionnement de la plateforme Google Ads. Tout était en fait parti d’une suspension du compte de la société Gibmedia sur la régie publicitaire. La compagnie avait alors estimé que celle-ci n’était ni objective, non transparente, et discriminatoire, avant de décider de poursuivre le géant de la Tech.

4.5 / 5

110,9 M avis